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  • Geneviève Lazaron

La MADO de Namur lutte contre le décrochage scolaire

Dernière mise à jour : 5 déc. 2022


Décrochage scolaire : journée d'étude proposée par la MADO de Namur ce 29/11/22

En Belgique, par définition, un élève en décrochage scolaire est soit :

- un jeune en âge d’obligation scolaire qui n’est ni inscrit dans un établissement scolaire, ni inscrit à des cours par correspondance

- un élève qui présente un taux d'absentéisme élevé

- un jeune qui présente du "décrochage passif" : il s'agit des élèves présents de corps mais pas d'esprit.


En Belgique, on parle d’un adolescent sur dix qui est en décrochage scolaire.

En tant qu’enseignante, ce sujet m'interpelle et me touche beaucoup d'autant qu'il fait partie d'une réflexion globale sur notre système éducatif.


La question que l’on est en droit de se poser est pourquoi ? Pourquoi ces jeunes sont-ils en décrochage ?


On pense donc à plusieurs réponses comme par exemple :


• L’école n’est plus nécessairement une priorité car ils rencontrent des difficultés familiales.

• Ils rencontrent également des difficultés relationnelles avec un professeur.

• Ils ont une perte de motivation due à de nombreux échecs.

• La pression scolaire constante, la crainte de se tromper dans les choix d’options, des troubles de l’apprentissage, etc, …


Les raisons de ce décrochage sont multiples et propres à chaque jeune. Les responsables de la MADO nous l'ont d'ailleurs bien expliqué au travers des résultats de leurs recherches lors d'une journée consacrée à ce thème très vaste cette semaine à la Marlagne.

En tant que Députée Provinciale en charge du Vivre Mieux, je me réjouis que la MADO, en introduisant un dossier pour répondre à l’appel à projets des plans d’action triennaux du Conseil de Prévention de la division de Namur, organe subsidié par la Fédération Wallonie Bruxelles, ait obtenu une subvention pour mener à bien une recherche-action destinée à déterminer des pistes de travail pour les professionnels et à trouver des solutions pour ces jeunes en difficultés.


Nous sommes bien conscients que la MADO n’est pas là pour trouver des réponses supplémentaires mais bien pour analyser les besoins dont les professionnels doivent disposer pour pouvoir offrir aux jeunes un parcours inclusif. Il est impératif de pouvoir accompagner ces jeunes de manière individuelle afin que ceux-ci puissent in fine ne pas succomber au décrochage scolaire et bénéficier comme tout le monde d’une scolarité de qualité qui leur permettra d’entrer dans la vie active comme il se doit.


Aussi, l'un des buts essentiels de ces analyses et concertations sera de pouvoir démontrer aux pouvoirs politiques, à l'aide de cas et chiffres concrets, le besoin criant d'une action de leur part : un changement dans le système éducatif, une augmentation ou une spécialisation des services d'aide,... ce n'est qu'à l'aboutissement de ces plans d'action que des pistes concrètes pourront être dégagées et soumises aux responsables politiques.


Je m'engage à interpeller les instances politiques concernées en vue de dégager des solutions concrètes pour l'éducation de nos jeunes.


Parce que je reste convaincue que l'éducation reste un pilier central pour l'avenir de tous et qu'il est essentiel que chaque jeune reçoive une éducation adaptée, stimulante et qui offre des clés concrètes pour entamer sa vie d'adulte.


En savoir plus sur la MADO - la Maison de l'Adolescent - qui fait partie de la Province de Namur sur la page Facebook de la MADO


Pour terminer, je souhaite vraiment remercier toute l’équipe de la MADO pour tout le travail effectué. Sans oublier également de remercier les partenaires des différents acteurs de l’aide à la jeunesse et de la santé mentale. En particulier l’AMO « passages » et IMAGIN’AMO.


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